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L'alternance, une bonne carte pour l'emploi PDF Imprimer Envoyer
Photos Frédéric LECOCQ

Une centaine de stagiaires et d'apprentis, du bac pro à l'école d'ingénieur, passent chaque année par la Sovab de Batilly. L'occasion pour ces jeunes de mettre un pied dans l'entreprise.
"C'est une bonne carte de visite que de voir figurer la Sovab et Renault sur son CV. Et le savoir qu'ils apprennent à l'école, on le déploie ici." Pierre Giavoli est responsable maintenance et suivi technique au bâtiment montage à l'usine de Batilly. Sous son aile, il a pris Franck Rupp. Un élève ingénieur originaire de Basse-Ham qui achève son cursus de formation en alternance. « Franck, c'est mon binôme », précise Pierre Giavoli. Même blouse, même discours, même méthode de travail pour ces deux hommes qui jouent la complémentarité.

A la Sovab, ce sont une centaine de jeunes gens qui, chaque année, effectuent un stage ou une formation en alternance. Une tradition maison, assure-t-on du côté de la direction. Et ces chiffres pourraient encore enfler, vu les engagements pris par la marque au losange en terme d'accueil d'étudiants en alternance pour 2012 et 2013.

Loïc trouve une seconde vie aux robots
Loïc Christina est issu de la même école que Franck Rupp : IT2I, l'Institut des techniques d'ingénieur de l'industrie, formation en alternance pilotée par l'Enim à Metz. « A la Sovab, je gère un projet de désinvestissement du Master, soit une enveloppe de 4,5 MEUR. » Autant dire qu'il n'a pas droit à l'erreur. En clair, Loïc s'occupe du retrait des anciennes lignes de production. « Les 90 robots sont démantelés pour retrouver une seconde vie, non pas pour continuer à fabriquer un Master sur un autre point du globe, mais bien un type de véhicule différent... » Des robots partent pour l'usine de Flins, d'autres pour le Brésil ou Tanger au Maroc. De lourds dossiers à gérer avec des agences spécialisées dans le redéploiement d'outils de production. Un job qui n'est pas pour déplaire à Loïc, d'ailleurs il devrait prochainement faire son entrée dans les rangs du personnel de la Sovab. Reste que toute embauche est à valider par un processus propre au groupe Renault.

Julien attire des salariés du groupe
Tous ne sortent pas d'une école d'ingénieur, à l'image de Julien Thieblemont. Après une licence pro ressources humaines à Nancy, il achève son master comme responsable de gestion au Cnam, formation également en alternance. Son job à la Sovab ? « La commercialisation du nouveau Master s'est accompagnée d'un besoin supplémentaire en hommes. » Renault a réaffirmé que l'emploi sur les sites serait préservé, la marque au losange cherche donc à placer son personnel là où les besoins se font le plus sentir. Alors la Sovab puise dans les effectifs de Dieppe, Douai, Le Mans, mais aussi sur des usines espagnoles ou roumaines. En tout, ce sont 400 personnes supplémentaires qui arrivent sur Batilly ! Et Julien rappelle que ces mutations temporaires - de trois mois à trois ans - se font sur la base du volontariat. « Seulement, il faut donner envie aux salariés de venir chez nous, c'est pourquoi je me déplace sur les autres sites du groupe pour attirer les salariés. Après, je m'occupe de favoriser leur intégration sur place, les aide à s'établir. ».

Elodie mise sur la qualité
Autre poste clé dans une usine, le contrôle qualité. Elodie Buffon a effectué sa première année en formation continue de statistique et informatique décisionnelles à l'IUT de Metz. Avant de se laisser séduire par l'alternance pour sa seconde année de DUT. « Cela me permet d'acquérir une grande autonomie », plaide la jeune fille dont la mission consiste à évaluer le nombre d'opérations de contrôle nécessaire, sachant qu'il peut exister jusqu'à 350 versions de Master différentes. Un poste à responsabilité qui correspond à un niveau de compétence et de formation, pour Elodie comme pour chacun des apprentis.

© Le Républicain Lorrain
Mardi 5 Juillet 2011