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Haigneré, les entrepreneurs et l’innovation… PDF Imprimer Envoyer
Photo Tablettes Lorraines

Claudie Haigneré, l’ancienne astronaute aujourd’hui présidente d’Universcience, est passée par Metz, à Supélec, à l’invitation du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) de Lorraine, où elle a tenté de réconcilier les entrepreneurs présents avec le monde des Sciences et Techniques et a insisté sur la nécessite d’une Innovation, disons éthique, où tout un chacun doit se retrouver. Claudie Haigneré (au centre) est venue à Supélec à Metz, le 1er décembre, sur l’invitation du Cnam de Lorraine pour tenter de réconcilier les entrepreneurs avec l’univers des Sciences et Techniques et de l’Innovation.

«L’innovation fait partie de l’ADN de l’entreprise.» La phrase fait mouche, le 1er décembre dernier dans un des amphithéâtres de Supélec sur le technopôle de Metz, mais fait ressurgir bon nombre d’interrogations et de freins toujours présents au sein des PME quand on évoque le seul terme d’innovation. «Dans la société française, il y a toujours eu un sentiment de défiance par rapport à la science, à l’innovation comme élément de progrès immédiat.» Au pupitre, Claudie Haigneré, présidente d’Universcience (établissement regroupant le Palais de la Découverte et la Cité des Sciences et de l’Industrie), astronaute, – «une des rares héroïnes des temps modernes», comme l’a qualifiée Serge Perrine, directeur de Supélec dans son mot d’accueil de cette rencontre organisée par le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) de Lorraine – est venue tenter de «réconcilier et de mobiliser les entreprises autour de l’innovation et de la science pour l’émergence d’une économie de la connaissance compétitive», comme l’explique Guy Keckhut, du Cnam régional et instigateur de cette rencontre.

Boîte noire qui fait peur

Moteur de compétitivité indéniable, l’innovation s’affiche, et encore plus aujourd’hui, «comme l’une des clés d’une performance économique retrouvée et pour une diffusion auprès du plus grand nombre. Le monde entrepreneurial se doit de se mobiliser», assure l’ancienne ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies (de 2002 à 2004). Dans un univers concurrentiel de plus en plus agressif, innover pour innover ne sert à rien, «il faut aujourd’hui prendre garde à ne pas passer dans une société de l’innovation pour l’innovation, mais s’assurer de la mise en oeuvre d’une innovation compétitive». Problème, l’innovation véhicule toujours l’image «d’une boîte noire qui fait peur, c’est l’une des raisons pour lesquelles il faut tout mettre en oeuvre pour retisser un lien de confiance entre les entrepreneurs, la société et la Science». L’image du chercheur dans sa tour d’ivoire, même si elle s’amenuise, est toujours fortement ancrée dans les esprits. Des esprits à convaincre dès le plus jeune âge avec une volonté «de faire entrer de l’innovation pédagogique dès l’école. Il y a une éducation qui prépare et une éducation qui aspire, et c’est cela le vrai terrain de l’innovation». Une innovation qui ne doit pas être une simple fin en soi pour uniquement «conquérir des marchés mais aussi (surtout) pour que l’Homme et sa planète soient replacés dans l’écosystème économique qui les entoure». A méditer…

© Tablettes Lorraines
8 Décembre 2011