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Un professionnel pour enseigner l’éco-construction PDF Imprimer Envoyer
Photo de Arnaud Gauthier

Depuis 2009, le Cnam en Lorraine propose à des jeunes de niveau Bac+2/+3 de poursuivre leurs études vers un diplôme d’ingénieur en efficience énergétique. Arnaud Gauthier, intervenant professionnel dans le parcours « éco-construction », nous parle de la formation et de sa propre expérience.

Un professionnel au service des apprentis

Avant d’être intervenant professionnel au sein du parcours "Ingénieur en efficience énergétique", Arnaud Gauthier est avant tout le co-créateur d’Ajir Environnement, bureau d’études et de conseils fondé en 2007, spécialisé dans la « ville durable ». « Il s’agit d’appliquer le développement durable au milieu urbain, un besoin très  demandé aujourd’hui, notamment avec le développement des différentes contraintes dans les domaines environnementaux et économique – qui amènent le secteur à raisonner différemment dans l’urbanisme – et se donner les moyens de piloter des projets ambitieux afin de garantir les performances finales ».

Une spécialisation « concordante avec la volonté du Cnam en Lorraine de délivrer un diplôme d’Ingénieur en efficience énergétique  incluant un parcours éco-construction ». Ce parcours en particulier a été développé afin de répondre aux nouvelles exigences en termes de conception du secteur de la construction, au travers du développement de nouvelles normes environnementales.  Ces demandes proviennent à la fois de l’essor du développement durable et de l’évolution de l’exigence-qualité dans la construction. Arnaud Gauthier est impliqué dans le parcours éco-construction depuis deux ans. Les étudiants doivent effectuer un choix en troisième année de formation parmi trois parcours : le parcours « éco-construction », mais également « énergies renouvelables » ou « optimisation des procédés ».

Une expérience d’enseignement riche

Pour Arnaud Gauthier, l’enseignement à ces futurs ingénieurs dépasse le cadre de transmission professeur-élève : « Faire un cours, c’est pour moi un véritable bénéfice en tant que professionnel, car cela me permet de prendre du recul par rapport à mon travail. Un véritable luxe dans le contexte actuel ! » De plus, la formation s’adressant à des jeunes issus de parcours différents, leur propre expérience et les entreprises dans lesquelles ils ont déjà fait leurs stages sont l’occasion de construire un véritable « enseignement partagé » au sein de la promotion.

A l’heure où la première promotion a obtenu son diplôme et est entrée dans la vie active, Arnaud Gatuhier espère également se servir de leurs expériences, aussi bien dans le cadre du diplôme que dans leur vie professionnelle, comme d’un « levier » pour amener les apprentis à « dépasser leur modèle ‘école’ et à les impliquer encore différemment dans le monde professionnel ».

C’est au cœur même de l’option éco-construction que s’opère cette volonté de les former dans une optique professionnelle : les apprentis sont amenés, au cours de leur cursus, à organiser des conférences en collaborations avec des partenaires privés et le réseau des professionnels de la construction pour la qualité environnementale du cadre bâti Lorraine qualité environnement (LQE), ainsi que différents exercices de gestions de projet. « Ces exercices se basent sur des cas concrets et réels, en cours de réalisation ou déjà réalisés, et amènent les étudiants à effectuer un travail identique à celui des professionnels en charge de ces projets ».

Le passage en entreprise comme une étape fondamentale

La formation d’ingénieur en partenariat est réalisée en apprentissage. Une façon pour le futur ingénieur de s’imprégner du monde professionnel mais aussi de confronter les cours à la réalité du travail. C’est également l’occasion pour les auditeurs de passer par une « phase de maturation, partie intégrante du processus d’apprentissage ».

Un processus qui est extrêmement important pour Arnaud Gauthier, qui en plus d’être intervenant professionnel est également tuteur et maître de stage. « Je me considère comme une porte d’entrée pour l’étudiant. C’est le rôle que je trouve le plus difficile à jouer, il ne faut pas s’imposer ni à l’auditeur ni à l’entreprise ». De par ses multiples rôles, il en vient à se considérer comme une « ressource » qui est là pour faire le point, répondre aux questions et avis, à la fois pour les étudiants mais également pour les entreprises.

© Cnam Lorraine
Propos recueillis par Sébastien Léonard
11 juillet 2013