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Un avenir culturel PDF Imprimer Envoyer
Photo Est Républicain

Maintenant que les travaux de réparation du château de Lunéville sont achevés, moult projets vont pouvoir voir le jour. Certains mettront du temps avant d'éclore. D'autres sont déjà bien avancés. « Aujourd'hui, les quelque 17.000 m² de locaux détenus par le département sont quasiment tous affectés. L'objectif est de leur donner une vocation culturelle et touristique », indique Yves Ravailler.

Déjà, le château abrite le conservatoire des broderies, des salles d'exposition et de formation, des ateliers de pratique artistique, ainsi que l'institut d'histoire culturelle européen « Bronislaw Geremek », qui accueille chaque semaine des chercheurs, des enseignants, des étudiants. Une initiative qui préfigure l'émergence d'une université populaire européenne permanente, ainsi que la création d'un centre de documentation de l'histoire culturelle européenne.

Les communs sud abritent également l'école des regards, animée par l'association « Surface sensible » et le photographe Eric Didym. Ce projet s'inscrit dans l'idée d'installer au château un centre d'art photographique. La chapelle et sa crypte sont régulièrement réservées pour des concerts et des conférences dans une aile où devrait également voir le jour un centre de ressources autour de la pratique vocale et l'expérimentation musicale. L

e château accueille également dans ses murs le CNAM (Conservatoire National des Art et Métiers). Pour l'heure, cette vénérable institution se contente d'assurer sur place des formations, mais la convention signée début 2013 avec le conseil général prévoit l'installation « d'un laboratoire d'histoire des technosciences » et un espace d'exposition qui sera alimenté par les milliers de pièces qui dorment dans les réserves de son siège parisien. Les prochains travaux, dans les communs nord du château, seront d'ailleurs consacrés à l'aménagement de cette galerie de 2.000 m². Enfin, un parcours historique est en projet pour permettre aux visiteurs de découvrir le château en lui-même, mais aussi son héritage immatériel. Cet espace muséographique sera alimenté par quelque 5.000 pièces d'époque. La construction du château, le rayonnement culturel de sa cour y seront mis en avant, tout comme sa place dans la diffusion du progrès scientifique et technique. Enfant de la Lorraine, des Lumières et fondateur du CNAM, l'abbé Grégoire sera bien sûr l'une des figures tutélaires de ce parcours historique et incarnera la portée universelle du combat qu'il a mené pour l'égalité des peuples et leur émancipation.

© L'Est Républicain
8 décembre 2013